comité et allié(e)s
Le comité organisateur d’Exprimer l’invisible rassemble des personnes ayant des savoirs expérientiels et des allié·es engagé·es dans une démarche de collaboration, de reconnaissance et de transformation sociale. Guidé par le principe « Rien sur nous, sans nous », il assure la conception, le développement et la réalisation des initiatives de l’organisme. Ensemble, ses membres mettent leurs expériences, leurs expertises et leur créativité au service de projets qui favorisent l’expression, le dialogue, la participation et le rayonnement des savoirs expérientiels.
Isabelle Boisvert
Elle/Elle
Isabelle Boisvert est une personne à savoirs expérientiels liés à l’usage de substances, au traitement par agonistes opioïdes, à l’hépatite C, aux enjeux de santé mentale, à l’itinérance, au travail du sexe et à la judiciarisation. Elle est responsable des partenariats à l’Initiative canadienne de recherche sur les impacts des substances psychoactives et Co-chercheure pour la Cohorte Femmes+ et pour l’Équipe de recherche sur le genre et l’intervention en dépendance. Alliant expertise professionnelle et expérientielle, elle développe des approches de recherche, de mobilisation des connaissances et d’engagement par les pair·es visant à renforcer la participation et le pouvoir décisionnel des personnes directement concernées. Elle présente ses travaux au Canada et à l’international et collabore avec différents organismes, institutions et instances gouvernementales.
Isabelle est l’initiatrice et coordonnatrice d’Exprimer l’invisible. En étroite collaboration avec le comité, elle veille au développement de la vision, à la coordination des différents projets et à leur cohérence avec la mission et les objectifs de l’initiative. Elle joue un rôle central dans le développement des partenariats et des volets de recherche, l’établissement des priorités, le rayonnement et la pérennité de l’initiative, ainsi que dans la recherche de financement et la gestion des ressources et des budgets. Son rôle consiste également à soutenir le développement d’Exprimer l’invisible tout en veillant à ce que son évolution demeure ancrée dans les savoirs, les priorités et le leadership des personnes directement concernées.
Mélodie Talbot
Elle/Elle
Mélodie Talbot est organisatrice communautaire et détentrice d’un savoir expérientiel. Depuis plus de 14 ans, elle s’engage dans la représentation et la défense des droits des personnes qui utilisent des drogues. À l’AQPSUD, elle œuvre à l’intersection de la réduction des méfaits, de la promotion de la santé et de la justice sociale, en valorisant les savoirs expérientiels, l’empowerment collectif et les approches participatives. Son parcours personnel, marqué par des deuils liés à la guerre à la drogue et à la crise des surdoses, l’a amenée à développer des espaces de discussion et d’expression autour du deuil et de la solidarité.
Co-organisatrice du projet Exprimer l’invisible, elle a contribué à la conception et à la réalisation de l'initiative mettant en lumière le potentiel de l’art en réduction des méfaits. Par sa capacité à mobiliser et à rassembler une diversité de personnes, elle favorise la création d’espaces participatifs où les savoirs expérientiels sont reconnus et valorisés. Elle se distingue notamment par la coconstruction et animation de panels et groupes de discussions réunissant différentes perspectives et initiatives, coaniment des ateliers d’art collectifs et participe à la documentation des retombées du projet. Son implication repose sur la conviction que l’art est un puissant levier pour faire entendre les voix, reconnaître les expériences et créer des espaces où chacun.e peut s’exprimer librement, sans jugement.
Jeannine Foisy
Elle/Elle
Après avoir souffert de dépendances pendant plusieurs décennies, j’ai réussi à reprendre le pouvoir sur ma vie. Je contribue à la société en collaborant sur divers projets visant l’amélioration des pratiques et les services en dépendance.
Responsabilités :
▪ Je suis membre du comité organisateur
▪ La veille, le montage des salles
▪ Responsable et préparation de l'accueil le jour de l'événement
▪ Responsable et planification du safe space pendant la journée
▪ De mettre en lien les 2 coopératives de communications (l'Argot et WebTV) pour offrir la traduction des conférences en version anglaise.
▪ J'ai participé aux rencontres du comité recherche d'exprimer l'invisible où nous avions la responsabilité d'inscrire les processus que nous menions pour l'organisation dans un document de méthodologie pour l'analyse des résultats.
▪ J'ai contacté et invité les 2 organismes communautaires (Anonyme et le GRIP) pour avoir la présence de leur minibus bénévolement pendant la journée (test de substance et bus de conso)
▪ De faire le démontage des salles à la fin de la journée
▪ Et l'entrevue de recherche avec Léonie
Je vous avoue que mon implication s'est faite de plus en plus grande parce que je voulais bien faire les choses et que j'estimais que j'avais la chance de travailler pour l'AIDQ qui m'a permis ces implications, ce qui n'était pas le cas de toutes et tous du comité organisateur. Celles-ci ont pris une proportion que j'étais loin d'imaginer, mais qui ont valu la peine vu tous les commentaires positifs de la journée. Après coup, je me suis dit que l'expérience en valait la chandelle et que je n'hésiterais pas à le refaire au besoin. Une belle expérience qui m'a appris sur moi-même, mes capacités de gestion et que les pair·e·s sont capable de beaucoup de choses si l'on nous fait confiance et que nous sommes bien entouré·e·s.
Geneviève Fortin
Elle/Elle
Geneviève Fortin est une artiste multidisciplinaire, autrice et performeuse dont la pratique puise dans l’expérience vécue, la révolte et la solidarité. Diplômée en travail social et responsable des communications à l’Institut universitaire sur les dépendances, elle conjugue engagement artistique et implication dans les milieux de la recherche et de l’intervention.
De l’expérience carcérale à la reconstruction personnelle, son parcours nourrit une pratique où l’art devient prise de parole. Cofondatrice et vice-présidente du collectif « Art Entr’Elles », elle milite pour la reconnaissance de la parole des femmes judiciarisées dans les espaces artistiques et sociaux. Son travail a été exposé, performé et publié, notamment dans l’ouvrage Des deux côtés de la prison.
Dans le cadre d’Exprimer l’invisible, Geneviève Fortin contribue à la conception et à la mise en valeur de l’événement, notamment par le développement des outils de communication, la structuration des contenus et le soutien à la diffusion. Son implication vise à soutenir une prise de parole portée par les personnes concernées, où les savoirs expérientiels guident les messages, les contenus et les espaces de dialogue.
Barbara Rivard
Elle/Elle
Barbara Rivard est une intervenante communautaire qui détient un savoir expérientiel en consommation d’opioïdes. Engagée dans le milieu de la réduction des méfaits depuis plusieurs années, elle travaille à l’organisme Méta d’Âme, et collabore régulièrement avec l’Escodi, l'AIDQ, l'IUD et Profan. Également conférencière et militante pour des approches humaines et pragmatiques en consommation de substances psychoactives, elle participe à des initiatives de prévention des surdoses et de lutte contre la stigmatisation. Sa participation au comité organisationnel de l’événement Exprimer l’invisible, ainsi que son rôle de maître de cérémonie et de conférencière d’ouverture, s’inscrivent dans la continuité naturelle de son propre parcours de rétablissement. Ce passage de l’obscurité — marquée par la honte, la culpabilité et le silence — vers la lumière, la réappropriation et la transformation de son histoire personnelle, fait écho à son engagement profond : créer des espaces où les récits trop souvent invisibilisés peuvent être entendus, reconnus et portés collectivement.
Thomas Haig
Il/Lui
Thomas Haig est professionnel de recherche dans le département de santé communautaire à l’Université de Sherbrooke, campus de Longueuil où il coordonne des projets de recherche visant à développer des interventions et services en dépendance inclusifs, accessibles et adaptés aux besoins de diverses clientèles, dont les femmes et les personnes des communautés 2SLGBTQI+. Il a travaillé auparavant dans le mouvement de lutte contre le VIH/sida et dans la promotion de la santé sexuelle au sein du milieu communautaire. Sa passion depuis 30 ans est de faciliter la réalisation de projets innovateurs qui font appel aux savoirs scientifiques et expérientiels pour améliorer le mieux-être des communautés et réduire les iniquités en santé. Dans le cadre d’Exprimer l’invisible, il a collaboré au développement du projet et a soutenu en particulier la gestion des budgets et des activités de recherche participative.
Marie-Eve Simard
Elle/Elle
Intervenante féministe, candidate à la maitrise en sociologie et détentrice d’un savoir expérientiel en lien avec la dépendance et la psychiatrisation, Marie-Ève Simard porte un regard critique sur les violences institutionnelles, les inégalités de santé et les rapports de pouvoir qui structurent l’expérience des femmes ayant reçu un diagnostic de trouble de santé mentale, tout en s’intéressant aux formes de résistance et d’agentivité qui émergent au sein même de ces contraintes. Elle travaille auprès de personnes utilisatrices de drogues dans une approche de réduction des méfaits et défend des pratiques alternatives qui placent l’autodétermination au centre de l’intervention, en rupture avec les logiques punitives, coercitives et carcérales.
Son implication dans le projet Exprimer l'Invisible s’inscrit dans la continuité de ses engagements envers la valorisation des savoirs expérientiels, la création d’espaces inclusifs, sécuritaires et créatifs, l’aide mutuelle et la justice sociale. Ce projet est particulièrement significatif pour elle, car la peinture abstraite et expressive a constitué dans sa trajectoire un espace de création lui permettant de libérer ses émotions et de se reconnecter à elle-même. Elle voit dans l’art un espace radical de reprise de pouvoir et de résistance, à partir duquel il devient possible de transformer les récits personnels en puissants leviers de changement et de solidarité collective.
Flo Martel
Il/Lui
Vincent de Maisonneuve
Il/Lui
Vincent de Maisonneuve s’implique dans le milieu de la réduction des méfaits depuis 2017, travaillant principalement à l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogue (AQPSUD). Il y développe des outils de prévention et donne des formations de la perspective de personne avec savoir expérientiel. Il milite également contre la prohibition des substances psychoactives.